Les premiers êtres à avoir rêvè d'une vie sans vieillesse et sans mort sont  probablement les premiers êtres qui ont pris conscience de l'inéluctabilité  de la mort, il y a des centaines de milliers d'années.

Les premiers à avoir pensé la lutte contre le vieillissement sont probablement ceux qui ont "inventé" les religions donnant droit à l'immortalité.

Mais qui sont les premiers à avoir cherché "scientifiquement" l'immortalité:

  1. Les alchimistes ont été les premiers, en Chine, il y a des milliers d'années. Les deux recherches les plus souvent citées en alchimie sont la transmutation de matières en or ainsi que le secret de l'immortalité. Il est à noter qu'aujourd'hui il est possible (mais extrêmement coûteux) de transformer un métal en or (par transmutation nucléaire).
  2. Le marquis de Condorcet imaginait dès la fin du 18ème siècle, un monde sans vieillissement. Il déclarait: "Serait-il absurde, maintenant, de supposer que ce perfectionnement de l'espèce humaine doit être regardé comme susceptible d'un progrès indéfini,qu'il doit arriver un temps où la mort ne serait plus que l'effet, ou d'accidents extraordinaires, ou de la destruction de plus en plus lente des forces vitales, et qu'enfin la durée de l'intervalle moyen entre la naissance et cette destruction n'a elle-même aucun terme assignable ?" (source)

    Serait-il absurde, maintenant, de supposer que ce perfectionnement de
    l'espèce humaine doit être regardé comme susceptible d'un progrès indéfini,
    qu'il doit arriver un temps où la mort ne serait plus que l'effet, ou
    d'accidents extraordinaires, ou de la destruction de plus en plus lente des
    forces vitales, et qu'enfin la durée de l'intervalle moyen entre la naissance et
    cette destruction n'a elle-même aucun terme assignable ? Sans doute
    l'homme ne deviendra pas immortel ; mais la distance entre le moment où il
    commence à vivre et l'époque commune où naturellement, sans maladie,
    sans accident, il éprouve la difficulté d'être, ne peut-elle s'accroître sans
    cesse ? (ibid., pp. 236-237)
    Serait-il absurde, maintenant, de supposer que ce perfectionnement de
    l'espèce humaine doit être regardé comme susceptible d'un progrès indéfini,
    qu'il doit arriver un temps où la mort ne serait plus que l'effet, ou
    d'accidents extraordinaires, ou de la destruction de plus en plus lente des
    forces vitales, et qu'enfin la durée de l'intervalle moyen entre la naissance et
    cette destruction n'a elle-même aucun terme assignable ? Sans doute
    l'homme ne deviendra pas immortel ; mais la distance entre le moment où il
    commence à vivre et l'époque commune où naturellement, sans maladie,
    sans accident, il éprouve la difficulté d'être, ne peut-elle s'accroître sans
    cesse ? (ibid., pp. 236-237)
  3. Napoléon Bonaparte, en 1817, déclara que les progrès accmplis par la science, permettraient un jour de trouver une voie pour prolonger la vie indéfiniment (source).
  4. Charles Lindbergh, l'aviateur, consacra une partie de sa vie à la quête de l'immortalité biologique en collaboration avec le chirurgien français Alexis Carrel. Malheureusement, les deux seront aussi des partisans actifs de l'eugénisme nazi.
  5. Au soir de sa vie, le biologiste Jean Rostand se dira persuadé que "si l’on avait consacré aux recherches en biologie toutes les sommes consacrées aux budgets militaires de tous les pays, la question de l’immortalité ou au moins de la jouvence éternelle serait déjà réglée (source)".
  6. En 1964, Robert Ettinger publie son livre "L’homme est-il immortel ?." où il invite les citoyens à promouvoir la "cryopréservation" ("congélation" du corps) après le décès.

 Voir aussi: Citations